Pèlerin à Assise - Casa Gualdi (Desbonnets) (fr)  

 

                                                             Pèlerin à Assise - Casa Gualdi (Desbonnets)

 

     CASA GUALDI

 

  A peu près à mi-chemin entre Assise et Sainte-Marie des Anges, à un carrefour se trouve à droite la Casa Gualdi. A l'emplacement de cette maison se trouvait, au XIIIe siècle, une léproserie, San Salvatore delle Pareti, Saint-Sauveur des Murs. La route transversale portait alors le nom de Via Francesca, la route des français, et faisait partie d'une des branches de la grande route sur laquelle, de la France jusqu'à Rome, circulaient pèlerins et marchands, et sans doute les Croisés qui allaient s'embarquer à Ancône ou à Bari.

 

- Le baiser au lépreux -

 

  Au Moyen-Age, la loi était dure pour les lépreux; contraints de résider dans une léproserie, ils ne pouvaient guère s'en éloigner. C'est donc tout près d'ici que se situe cette rencontre de François avec un lépreux, qui est un des moments essentiels de sa conversion.

 

  "... Au temps où j'étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m'était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux..." (Testament de saint François)

 

  "Un autre jour, alors qu'il montait à cheval près d'Assise, un lépreux vint à sa rencontre. D'habitude, il avait une grande horreur des lépreux, c'est pourquoi il se fit violence, descendit de cheval et lui donna une pièce d'argent en lui baisant la main. Ayant reçu du lépreux un baiser de paix, il remonta à cheval et poursuivit son chemin..." (Légende des Trois Compagnons, 11)

 

- Le service des lépreux -

 

  La rencontre du lépreux avait joué un tel rôle dans la conversion de François qu'il voulut que tous ses frères fassent une expérience analogue.

 

  "... C'est pourqoi, dès le début, quand les frères commencèrent à se multiplier, il leur prescrivit de demeurer dans les lazarets pour servir les lépreux..." (Légende de Pérouse 102)

 

- La dernière bénédiction à la ville d'Assise -

 

  François voulut mourir à la Portioncule, berceau de l'Ordre qu'il avait fondé. Tandis qu'on l'y transportait, il fit arrêter le cortège à ce carrefour de la léproserie, il tourna son visage vers Assise et bénit une dernière fois sa ville natale.

 

  "Bénie sois tu de Dieu, cité sainte, car par toi beaucoup d'âmes seront sauvées..;" (Quarrième Considération sur les stigmates)

  "Comme ceux qui le portaient passaient sur la route à la hauteur de l'hôpital, il leur dit de poser la civière à terre, de façon que son visage fût tourné vers Assise..." (Légende Pérouse 99).

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  Le bas-relief apposé sur le mur de la maison rappelle cette scène.

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                                                                  delhommeb at wanadoo.fr -  01/03/2020