Pèlerin à Assise - Evêché (Desbonnets) (fr)    

 

                                                                    Pèlerin à Assise - Evêché (Desbonnets)

 

     L 'ÉVÊCHÉ

 

  Il ne reste absolument rien du bâtiment où résidaient les évêques d'Assise au XIIIe siècle. Mais, puisque l'emplacement n'a pas changé, c'est ici qu'il faut évoquer un certain nombre d'épisodes de la vie de François qui se sont déroulés dans le palais de l'évêque.

 

- Le dépouillement devant l'évêque -

 

  Tourné en dérision par ses concitoyens à cause de la vie pénitente qu'il commençait à mener, François avait été emprisonné par son père. Mais ce dernier s'étant absenté, sa mère l'avait délivré.

 

  "... Joyeux et réconforté par les paroles de l'évêque, l'homme de Dieu se leva et lui apporta l'argent : Monseigneur, dit-il, ce n'est pas seulement cet argent qui lui appartient que, de bon coeur, je veux rendre à mon père, mais aussi mes vêtements. Entrant dans la chambre de l'évêque, il retira tous ses vêtements, posa l'argent dessus et, tout nu, sortit, devant l'évêque, devant son père et devant tous les assistants: Ecoutez tous, dit-il, et comprenez ! Jusqu'ici, c'est Pierre Bernardone que j'ai appelé mon père, mais, puisque j'ai décidé de servir Dieu, je lui rends cet argent au sujet duquel il se tourmente tant, et tous ces vêtements que je tiens de lui. Dorénavant, je veux dire : Notre Père qui es aux cieux, et non plus mon père Pierre Bernardone." (Légende des Trois Compagnons 18-20)

 

- Vivre en catholique -

 

  Un des traits les plus caractéristiques de la spiritualité de François, c'est le souci qu'il a toujours eu de vivre en catholique, en parfait accord avec l'Eglise. Et pour lui, un des signes visibles de l'Eglise, c'était l'évêque à qui il voulait être filialement soumis.

 

  "Que tous les frères soient catholiques; qu'ils vivent et qu'ils parlent en catholiques. Si l'un d'eux vient à s'écarter de la foi ou de la morale catholique, en parole ou en action, et s'il ne se corrige pas, il sera définitivement expulsé de notre Fraternité. Tous les clercs et tous ceux qui mènent la vie religieuse, nous devons les considérer comme nos seigneurs en ce qui regarde le salut de notre âme et ne s'oppose pas à notre règle; nous devons vénérer dans le Seigneur leur ordre et leur ministère." (Première Règle 19)

 

- Un conseiller et un ami -

 

  L'évêque d'Assise, Guido, fut l'ami, le conseiller et le protecteur de François. Cet évêché fut le théâtre de bien des conversations entre ces deux hommes. De celle-ci, par exemple, où François expose une des raisons pour lesquelles il ne veut rien posséder.

 

  "L'évêque d'Assise, auprès de qui François allait fréquemment chercher un conseil et qui l'accueillait volontiers, lui dit un jour: Ne rien posséder en ce monde me parait être une vie bien difficile et bien pénible; Monseigneur, répondit François, si nous avions des possessions, il nous faudrait des armes pour nous défendre, car c'est de là que naissent litiges et procès qui ont pour effet de créer toutes sortes d'obstacles à l'amour de Dieu et du prochain. Voilà pourquoi nous ne voulons posséder aucun bien temporel en ce monde...." (Légende des Trois Compagnons 35)

 

- Notre Soeur la Mort -

 

  C'est dans le Palais épiscopal que François passa les derniers mois de sa vie (1226), se préparant avec sérénité à accueillir "notre soeur la mort".

 

  "A l'époque où le bienheureux François, à son retour du couvent de Bagnara, était au lit, bien malade, dans le palais épiscopal d'Assise, les habitants, craignant que s'il mourait à leur insu pendant la nuit, les frères n'emportassent secrètement son corps pour l'ensevelir dans une autre ville, décidèrent de faire chaque nuit bonne garde aux abords du palais. ... Alors le bienheureux François qui gisait sans force sur son lit étendit les bras et leva les mains vers le Seigneur, avec grande dévotion et grand respect, en s'écriant, le corps et l'âme envahis de joie: Ma soeur la mort, sois la bienvenue." (Légende de Pérouse 64-65)

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  Dans l'évêché actuel, une salle (sala della renuncia), à gauche en entrant, rappelle l'événement du dépouillement devant l'évêque.

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  Sur la place de l'Evêché, à l'église Sainte Marie Majeure, ancienne cathédrale, saint François est venu prier.

  Il faut visiter cette église romane, édifiée au-dessus d'un ancien temple païen dédié à Janus, et attribuée à Giovanni de Gubbio.

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                                                                  delhommeb at wanadoo.fr -  01/03/2020