France : itinéraires Compostelle

 

                                               

                                               

                                           Les itinéraires vers Compostelle en France:

 

 (d'après http://www.chemindecompostelle.com/Itineraires/ )

 

                         jusqu'à la frontière espagnole  de la frontière à Compostelle   total

Le Puy-en-Velay 750 km                                 780 km                                 1530 km

Arles                 740 km                                  850 km                                1590 km

Vézelay             900 km                                 780 km                                 1680 km

Tours                 680 km (+ 280 depuis Paris)  780 km                                  1460 km

                   

                                                                       * * *

                                                         Les différentes voies :

 

  Dans l'histoire du pèlerinage à Compostelle, quatre villes françaises se sont imposées comme points de ralliement. Elles marquent aujourd'hui le point de départ pour la majorité des pèlerins. Quatre voies distinctes s'ensuivent, émaillées de hauts-lieux spirituels, de témoins de l'art roman et aussi par de nombreuses autres traces du passage ancestral des pèlerins. Les quatre voies ainsi définies, décrites dès le XII° siècle, sont dites historiques. Depuis 1987, elles sont classées Premier Itinéraire Culturel Européen. Depuis 1998, certains tronçons français et espagnols sont inscrits au Patrimoine Mondial par l'Unesco.

 

- Voie de Tours ou de Paris, Via Turonensis, passe par Bordeaux.

- Voie de Vézelay, Via Lemovicensis, passe par Périgueux.

- Voie du Puy-en-Velay, Via Podiensis, passe par Cahors.

- Voie d'Arles, Via Tolosana, passe par Toulouse.

 

- Sont également détaillés les itinéraires moins fréquentés tels que la voie Littorale, l'itinéraire du Piémont.

 

- Les voies d'approche, fruits du remarquable travail des associations jacquaires, sont aussi décrites. Il s'agit, par exemple, de l'itinéraire venant de Strasbourg, de ceux reliant la Suisse au Puy-en-Velay par la Région Rhône-Alpes, de celui reliant la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur à la voie d'Arles, de celui reliant les Pays-Bas et l'Allemagne à la voie de Vézelay par la Belgique, du réseau de chemins arrivant de Bretagne et ralliant la voie de Tours, des chemins arrivant du Mont Saint-Michel et ralliant la voie de Tours,

 

 En Espagne:

- Les 3 premières voies se rejoignent peu avant la frontière, à Ostabat dans le Sud-Ouest de la France, franchissent les Pyrénées par Roncevaux et poursuivent en Espagne par le Camino Navarro jusqu'à Puente la Reina.

- La 4ème franchit les Pyrénées par le col du Somport et poursuit en Espagne par le Camino Aragonés qui va lui aussi jusqu'à Puente la Reina.

- A Puente la Reina, la voie unique qui poursuit vers Compostelle est le Camino Real Francés, nommé ainsi car il amenait les pèlerins venant de France.

- Le Camino del Norte suit la côte Cantabrique.

 

                                                                        * * *  

                                                         Les 4 grandes voies :

 

  Voie du Puy:

 

  Située en Auvergne, dans le département de la Haute-Loire (43), la ville du Puy-en-Velay a donné son nom à la Via Podiensis. En l'an 950, Gothescalc, l'évêque du Puy-en-Velay fut le premier pèlerin non espagnol à partir pour Compostelle. Comme on le sait, nombreux furent ceux qui partirent à sa suite, sur cette voie, mais aussi en suivant d'autres chemins.

 

  De nos jours, beaucoup considèrent que le chemin de Compostelle et la voie du Puy ne font qu'un, et l'on assiste à une prédilection de départs sur cette voie. Parmi les quatre grandes voies historiques, elle est aujourd'hui la plus fréquentée. Les candidats au départ du Puy-en-Velay sont aujourd'hui des milliers chaque année.

 

  L'attrait de cette voie provient beaucoup de la beauté de son itinéraire, des trésors architecturaux qui la jalonne, mais aussi de l'existence d'une forte infrastructure d'accueil et d'hébergement. Sur les 750 kilomètres de la voie, on trouve des gîtes d'étapes, des refuges de pèlerins, et beaucoup d'autres formules d'accueil très diverses. Les distances journalières à franchir ne sont plus commandées par la position des gîtes, et la progression des pèlerins s'en trouve facilitée. Il faut noter que l'affluence peut être cause de désagréments, particulièrement durant les mois d'été. Les 200 premiers kilomètres, soit le tronçon du Puy à Conques, sont très chargés au cours de cette période.

 

  La voie passe par les principales villes suivantes :

  Saint-Privat-d'Allier, Monistrol-d'Allier, Saugues, Saint-Alban-sur-Limagnole, Aumont-Aubrac, Nasbinals, Aubrac, Saint-Côme-d'Olt, Espalion, Estaing, Golinhac, Conques dans son écrin, Decazeville, Figeac, Cajarc (ou Béduer en choisissant la variante de la vallée du Célé), Cahors, Lascabanes, Lauzerte, Moissac, Auvillar, Miradoux, Lectoure, Condom, Montréal-du-Gers, Eauze, Aire-sur-l'Adour, Arzacq-Arraziguet, Arthez, Navarrenx, Saint-Palais, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, puis, après une ascension à 1430 mètres, descente vers Roncevaux, première étape en terre d'Espagne.

 

  Ce chemin est un sentier de grande randonnée, le GR-65. Il est balisé sur toute sa longueur, et fait l'objet d'une documentation riche et bien conçue permettant de s'y déplacer sans difficulté.

 

  Voie d'Arles:

 

  La via Tolosana, telle que la nommait Aimery Picaud l'énigmatique auteur du premier guide du pèlerin au XIIè siècle, est aujourd'hui plus communément appelée "voie d'Arles". Cette voie historique prolongeait les chemins arrivant d'Italie et ceux provenant du grand-est mais passant sous les Alpes. Elle ne ralliait pas Ostabat comme les trois autres, mais bifurquait plein sud à Oloron-Sainte-Marie pour franchir les Pyrénées par le col du Somport, et rejoindre les autres voies à Puente la Reina par le Camino Aragonés (Chemin Aragonais).

 

  Cet itinéraire est toujours le même aujourd'hui, et le GR-653 y a déposé ses marques de balisage.

 

  A partir d'Arles, le GR passe par les principales villes suivantes : Saint-Gilles, Vauvert, Castries, Montpellier, Saint-Guilhem-le-Désert, puis rejoint Lodève, le Bousquet-d'Orb, Murat-sur-Vèbre, la Salvetat-sur-Agout, Anglès, le Rialet, Castres, Dourgne, Revel, puis plonge vers le sud pour bifurquer nord-ouest à 90°, proche d'Airoux et rejoindre Toulouse par Pechbusque et Pouvourville. Le chemin débouche à l'ouest de Toulouse sous l'aéroport de Blagnac, ce qui n'enlève rien au charme de la ville rose. L'itinéraire passe ensuite par Colomiers, puis longe et traverse une portion de la forêt de Bouconne, avant de rejoindre l'Isle-Jourdain, puis Auch, Ordan-Larroque, Montesquiou, Tillac, Maubourguet, Morlaàs, Lescar, Pau, Oloron-Sainte-Marie, Lurbe-Saint-Christau, pour grimper rapidement vers Sarrance Accous, Cette-Eygun, Urdos, jusqu'aux 1631 mètres du col du Somport.

 

  Voie de Vézelay:

 

  Située en région de Bourgogne, dans le département de l'Yonne (89), la cité abrite la basilique Sainte Marie-Madeleine de Vézelay, et donne son nom à la Via Lemovicensis. Cette voie prolonge les itinéraires venant des régions nord-nord-est: Belgique, Pays-Bas, Allemagne et au-delà. Des itinéraires balisés et documentés permettent aujourd'hui de rejoindre Vézelay depuis Maastricht et Aix-la-Chapelle.

 

  Sur le tronçon de Vézelay à Gargilesse dans l'Indre, deux branches distinctes coexistent. La branche nord passe par Bourges, la branche sud par Nevers. La voie poursuit ensuite par La Souterraine, Limoges, Périgueux, La Réole, Roquefort-des-Landes, Mont-de-Marsan, Orthez, Saint-Palais, Ostabat, puis Saint-Jean-Pied-de-Port.

 

  Au départ de Vézelay, l'itinéraire jusqu'aux Pyrénées est intégralement balisé. Le GR-654 bifurque après Périgueux en direction de Montréal du Gers. L'itinéraire direct est décrit dans le guide de l'association de Vézelay.

 

  Voie de Tours:

 

  La via Turonensis est aujourd'hui la voie historique vers Compostelle la moins fréquentée. Il n'en a pas toujours été ainsi, car cette voie est la plus ancienne, à la lecture des faits suivants. Tours abrite en son coeur la basilique et le tombeau de son évêque, Martin, mort en 397. Déjà très populaire de son vivant, le renom de Martin de Tours a bientôt attiré toute la chrétienté vers son tombeau. Le pèlerinage de Tours débute presque cinq siècles avant le songe de l'ermite Pelayo à Compostelle. Viendront se recueillir à la basilique, Clovis, Pépin le Bref et Charlemagne, dont l'épouse Luitgarde, décède alors qu'ils sont à Tours. Elle est inhumée dans la basilique Saint-Martin. Plus tard, Saint Louis y sera reçu et c'est encore à Saint-Martin que Philippe-Auguste et Richard Coeur-de-Lion prennent le bâton de pèlerin avant de partir pour la croisade.

Du V° au X° siècle, une voie venant du Sud se dessine, variant au rythme des guerres et des troubles que les pèlerins devaient éviter. Dans son livre Martin de  Tours, Charles Lelong trace une carte du pèlerinage de saint Martin au VI° siècle et positionne la voie venant d'Espagne, franchissant les Pyrénées en Pays Basque, lieu de confluence actuel des voies jacquaires. Lorsque au X° siècle, l'appel de Compostelle semait les chemins de fraîches vocations pèlerines, le passage par Saint-Martin assurait à ceux venant du Nord une voie déjà ouverte et fréquentée vers le Sud.

 

  Aujourd'hui, au départ de Paris, la voie emprunte le tracé suivant : Chartres et Vendôme par la branche nord, ou Orléans et Blois par la branche sud.

 

  A compter de Tours, une seule voie poursuit par Sainte-Catherine-de-Fierbois, Sainte-Maure-de-Touraine, Port-de-Piles et Dangé-Saint-Romain. On continue jusqu'à Châtellerault, puis Poitiers, Melle, Aulnay, Saint-Jean-d'Angély, Saintes, Pons, Mirambeau, Blaye, Bordeaux, Labouheyre, Onesse-et-Laharie, Dax, Peyrehorade, Saint-Palais, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, pour atteindre Roncevaux en terre d'Espagne.

 

  Le GR-655 suit la voie de Tours jusqu'à Mirambeau. Ensuite, l'itinéraire est balisé par les associations concernées.

                                                              * * *  

                                                      Autres voies :

 

- Voie du Piémont:

 

  Cette alternative n'a pas échappé aux premiers pèlerins. Elle s'offre dès la sortie de Montpellier: soit poursuivre vers Toulouse, soit incliner sud-ouest pour rejoindre le piémont et Saint-Bertrand-de-Comminges. Des traces historiques témoignent de ce choix ancien, l'Ariège (09) en est particulièrement pourvue, sa position géographique en faisant un entonnoir vers le piémont.  Aujourd'hui, deux solutions, documentées et balisées, s'offrent à vous.

 

- Narbonne à Roncevaux:

  La première solution emprunte un itinéraire documenté depuis fin 2002. Il fait la liaison entre plusieurs tronçons préexistants, et son originalité réside dans sa destination inédite sur cette voie. Il croise en effet la voie d'Arles à Oloron-Sainte-Marie, mais au lieu de bifurquer vers le Somport, poursuit tout droit vers Roncevaux.

 

  L'itinéraire balisé suit le GR-78. De Lourdes à Saint-Jean-Pied-de-Poort, un itinéraire un peu différent avait été (et demeure) balisé par l'Association des Amis du Chemin de Saint-Jacques en Pyrénées Atlantiques.

 

- Arles à Mirepoix:

  Une seconde option consiste à suivre la voie classique depuis Arles par le GR-653, puis, dans le Tarn (81), bifurquer Sud par le GR-7 pour rejoindre l'itinéraire du Piémont avant Mirepoix, aux portes de l'Ariège.

 

- Voie Littorale:

 

  C'est une cinquième voie, qui se trouve confirmée par une série de sites jacquaires longeant la bordure océane, depuis Soulac (à l'embouchure de la Gironde) jusqu'à Hendaye.

 

  L'intérêt de la voie apparaît de fait en amont comme en aval. En amont d'abord, en Saintonge, on choisit de franchir l'embouchure de la Gironde dès Royan. Et en aval, après Hendaye, la voie se prolonge en Espagne par le Camino del Norte, ce qui lui confère une unité manifeste. Dans la première moitié du XIIè siècle, Aimery en ignore l'existence dans son guide. La documentation historique disponible mentionne que les pèlerins débarqués ici arrivaient de Bretagne ou de Normandie, mais ils étaient aussi Anglais, Hollandais ou Allemands. La voie en a conservé l'appellation de Voie des Anglais. Une branche menait alors de Soulac à Bordeaux où elle rejoignait la Turonensis (voie de Tours).

  

                                                                 * * * 

                                                      Itinéraires d'approche :

 

- Strasbourg à Belfort, vers la voie du Puy-en-Velay ou celle de Vézelay:

 

  L'itinéaire débute à Kehl, d'où il rejoint Strasbourg. Le canal de la Bruche dessine ensuite la voie jusqu'à Molsheim, puis Rosheim, le Mont Sainte-Odile, Barr, Châtenois, Ribeauvillé, Kaysersberg, Turckheim, Guebwiller, Thann, jusqu'à Angeot, près de Belfort où s'arrête l'itinéraire alsacien.

 

  Souvent en piémont des Vosges, l'itinéraire évite le circuit des sommets vosgiens suivi par le sentier de grande randonnée. Ce tronçon peut aussi, à la sortie du couloir rhénan, être emprunté pour rejoindre Vézelay. L'itinéraire a été tracé par l'association des Amis de Saint-Jacques en Alsace.

 

   Pour le balisage, l'association jacquaire s'en est remise aux compétences de la Fédération du Club Vosgien, seul habilité pour ce travail dans les deux départements d'Alsace. Les panneaux directionnels mis en place portent la coquille Européenne.

 

- Itinéraires en Bourgogne:

 

  La Confraternité des Amis de Saint-Jacques en Bourgogne a balisé un réseau de chemins conduisant à Vézelay ou à Cluny (direction du Puy-en-Velay).  La marque européenne des chemins de Saint-Jacques, orientée dans le sens de la marche, est employée pour le balisage.

 

 - De Gray à Vézelay

  Il passe par Fontaine-Française, Crécey-sur-Tille, Lamargelle, Flavigny-sur-Ozerain, Semur-en-Auxois, Cussy-les-Forges, et Avallon.

 

- De Dôle à Vézelay

  L'itinéraire passe par Brazey-en-Plaine, ville calme s'il en est, Vougeot où vous serez peut-être tenté de faire une pause, Pouilly-en-Auxois, Saulieu puis vous entrerez dans l'Yonne par La Pierre-qui-Vire, avant de rejoindre Saint-André-en-Morvan.

 

- De Langres à Cluny, vers Le Puy-en-Velay

  Au départ de Langres, l'itinéraire suit Auberive, Grancey-le-Château, Crécey-sur-Tille, Vantoux-les-Dijon, Dijon, Chenôve, Vougeot, Nuit-Saint-Georges où vous ferez probablement bonne étape, puis Beaune, Remigny, Moroges, Saint-Gengoux-le-National puis Cluny.

 

- Depuis Cluny ou Lyon, vers la voie du Puy-en-Velay:

 

  Ces deux itinéraires ont été tracés, balisés et documentés par l'association Rhône-Alpes des Amis de Saint-Jacques (Guide Orange).

 

   Hors des portions de GR, c'est le balisage européen des chemins de Saint-Jacques qui est utilisé. Il se présente sous la forme d'un carré de 6 x 6 cm portant la coquille stylisée jaune sur fond bleu.

 

- Approche du Puy-en-Velay depuis Genève:

 

  Cet itinéraire a été créé par l'association Rhône-Alpes des amis de Saint-Jacques (Guide Jaune), avant de se voir homologué Chemin de Grande Randonnée, GR-65. Il porte aujourd'hui le double balisage, celui de la FFRP, blanc et rouge et le balisage européen des chemins de Saint-Jacques, une coquille jaune sur fond bleu, orientée dans le sens de la marche et posée par l'association jacquaire.

 

   L'itinéraire sort de Genève par le Sud et prend la direction de Neydens puis il passe par Charly, Frangy, Yenne, Saint-Genix-sur-Guiers, Gillonnay, La Côte-Saint-André, Chavanay, Bourg-Argental, Tence, Saint-Julien-Chapteuil et rejoint le Puy-en-Velay.

 

  Une variante quitte cet itinéraire vers le Sud à Gillonnay et rejoint le Puy-en-Velay par Saint-Antoine-l'Abbaye, aborde les hauts plateaux Ardèchois à Saint-Péray puis Vernoux-en-Vivarais et Saint-Agrève.

 

- Approche d'Arles depuis Saint-Péray:

 

  Cet itinéraire a été créé par l'association Rhône-Alpes des amis de Saint-Jacques (Guide). Il prolonge l'itinéraire depuis Genève mais bifurque à Gillonnay puis à Saint-Péray pour suivre la vallée du Rhône avant de rejoindre Arles.

 

   L'itinéraire est balisé, la marque européenne des chemins de Saint-Jacques, orientée dans le sens de la marche, est employée pour le balisage.

 

- Approche d'Arles depuis Briançon autour de la voie Domitienne, et depuis Menton autour de la voie Aurélienne:

 

 - depuis Briançon

  Le premier parcours débute au col du Montgenèvre proche de la frontière italienne puis rejoint Briançon, les Vignaux, Saint-Crépin, Mont-Dauphin, Châteauroux-les-Alpes, Embrun, Savines-le-Lac, Chorges, le Laus, Tallard, le Caire, Châteaufort, Saint-Geniez, Sisteron, Peypin, Châteauneuf-Val-Saint-Donat, Peyrius, Lurs, Forcalquier, Saint-Michel-l'Observatoire, Reillanne, Céreste, Glorivette, Saignon, Roquelure, Notre-Dame-des-Lumières, Cavaillon, Orgon, Eygalières, Saint-Rémy-de-Provence, Fontvieille puis Arles.

 

 - depuis Menton

  Depuis Menton, les principales étapes sont Castellar, Gorbio, Cantaron, Tourette-Levens, Aspremont, Gattières, la Gaude, Saint-Paul, la Colle-sur-Loup, Roquefort-les-Pins, Mouans-Sartoux, Pégomas, la Napoule, Théoule-sur-Mer, Col Notre-Dame, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, le Muy, les Arcs, Taradeau, Abbaye du Thoronet, Carcès, le Val, Bras, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Pourrières, Puyloubier, puis l'on passe sous Vauvenargues et Saint-Marc-Jaumegarde, pour rejoindre Aix-en-Provence. On poursuit par Eguilles, Aureilles, Salon-de-Provence, puis Arles.

 

  Un site Internet créé par l'association P.A.C.A. présente un tracé des deux itinéraires depuis Menton et Briançon, appuyés de cartes précises, avec l'indication des lieux d'hébergement et de restauration possibles.

La FFRP a repris ces itinéraires: GR 653D Voie Domitienne depuis Montgenèvre/Briançon, GR 653A Voie Aurélienne depuis Menton. Les topo-guides ont été publiés.

 

- Approche de la voie de Tours depuis la Bretagne:

 

  L'association Bretonne a conçu et tracé un réseau de chemins, pour relier la Bretagne à la voie de Tours avec la volonté de suivre les sites jacquaires historiques.

 

  La marque européenne des chemins de Saint-Jacques, orientée dans le sens de la marche est employée pour le balisage. Un guide a été publié.

 

  Les points de départs des itinéraires sont : le Conquet à la Pointe Saint-Mathieu, Moguériec, Locquirec et Paimpol. Les chemins quittent la Bretagne à Redon puis traversent la Loire-Atlantique jusqu'à Clisson. L'itinéraire se poursuit alors, non documenté et non balisé, par Montaigu, Puybelliard, Maillezais, Surgères et Saint-Jean-d'Angély. Pour ce dernier tronçon, il est recommandé de s'adresser à l'association Vendéenne des pèlerins de Saint-Jacques.

 

- Du Mont-Saint-Michel à Saint-Jean-d'Angély:

 

- Par la Bretagne:

  Conçu et tracé par l'association Bretonne des Amis de Saint-Jacques pour relier le Mont-Saint-Michel à la voie de Tours, la marque européenne des chemins de Saint-Jacques a été choisie pour le balisage.

 

  L'itinéraire traverse Sens-de-Bretagne, Rennes, Langon, Blain, lieu de la connexion avec l'itinéraire arrivant des côtes Bretonnes, puis Nantes, Montaigu, Maillezais, Surgères et Saint-Jean-d'Angély où il rejoint la Voie de Tours.

 

- Par l'Anjou:

  Un second itinéraire tracé par l'Association des Amis de Saint-Jacques de Compostelle en Anjou, relie le Mont-Saint-Michel au GR 36 puis à Saint-Jean-d'Angély en passant par la Mayenne Angevine.

 

  La marque européenne des chemins de Saint-Jacques est employée pour le balisage.

 

  L'itinéraire passe par Fougère, La Guerche de Bretagne, Pouancé, Segré, Angers, Brissac, Doué-la-Fontaine et Le Puy-Notre-Dame où il rejoint bientôt le GR36.

                                     

                                                                       * * * 

                                                          La suite en Espagne :

 

 

- Camino Francés:

 

  L'itinéraire mythique, parcourant la terre d'Espagne et reliant Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle, emprunte d'abord le Camino Navarro jusqu'à Puente la Reina.

 

   Il est intégralement balisé, mais sans réel code. Les marques peuvent se présenter sous toutes formes: points, traits, flèches, inscriptions, mais toujours de couleur jaune. Par contre, la fréquence des marques est très élevée, ce qui offre un grand confort de marche.

 

   Il faut ajouter aussi que le taux de fréquentation est tel, à certaines périodes, que la file indienne des pèlerins qui vous précèdent suffit pour vous guider.

 

- Camino Aragonés:

 

  Comme son nom l'indique, cet itinéraire franchit la province espagnole d'Aragon. Il assure la jonction entre la voie française d'Arles et le camino Francés, entre le col du Somport et Puente la Reina.

 

  Ce tronçon est balisé par la flèche jaune.

 

- Camino del Norte:

 

  Cette voie est moins fréquentée que le Camino Francés. Elle attire ceux qui, en compensation d'un balisage moins dense, de dénivelés plus importants, d'un nombre plus réduit de gîtes pèlerins, s'offrent quelques jours de marche marquée par la solitude. Solitude qui peut déconcerter d'anciens pèlerins qui, après avoir parcouru le Camino Francés, récidivent sur cette voie.

 

- L'itinéraire suit la côte Cantabrique

  par San Sebastian Donostia, Bilbao, Santander, Gijón, Soto de Luiña, Luarca, puis Ribadeo où l'on quitte définitivement la côte pour redescendre sud-ouest par Lourenza, Villalba, Sobrado dos Monxes et Arzua, où l'on rejoint le Camino Francés.

 

- A Sebrayo, avant Gijón, une bifurcation permet de rejoindre le Camino Interior ou Camino Primitivo.

  Ce chemin suit Villaviciosa / Salas, Barres, Fonsagrada puis Lugo, où s'offrent deux possibiltés pour retrouver le Camino Francés. La première vers Palas de Rei, et la seconde vers Melide par Ferreira.

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                                                                       19/04/2013

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